Alix Vincent

Doctorante en droit public

Thèmes de recherche

Droit public Droit international Droit du patrimoine culturel

CONTACT

ISP UMR7220
ENS Paris-Saclay
Bâtiment Ouest - 3è étage
4 av. des Sciences
91190 Gif sur Yvette

email : alix.vincent@ens-paris-saclay.fr

Présentation

Alix Vincent est doctorante à l’Institut des sciences sociales du politique au sein de l’ENS Paris-Saclay depuis octobre 2021. Sa thèse, réalisée sous la direction de Vincent Négri, s’intitule « Le patrimoine culturel subaquatique entre souveraineté et coopération ».
Ses travaux de recherche interrogent la structure du droit international s’articulant autour des concepts de souveraineté et de coopération dans le cadre du patrimoine culturel subaquatique. Dans de nombreux textes de droit international public, la notion de coopération apparaît comme une norme secondaire au sein d’un système normatif d’obligations primaires qui engagent les États. L’articulation entre l’affirmation de la souveraineté juridique et politique des États, et la coopération des États pour la satisfaction d’objectifs communs s’exprime aussi dans le droit international du patrimoine culturel. Mais ce droit international a accordé une place plus importante à la coopération en raison de son objet particulier qu’est la protection d’un patrimoine commun ; protection qui ne peut être pleinement efficace sans une coopération forte et effective.
La protection du patrimoine culturel subaquatique organisée notamment par la Convention Unesco du 2 novembre 2001 est le fruit de cette recherche d’un équilibre entre l’affirmation de la souveraineté des États et l’ardente nécessité de coopérer sur un patrimoine qui met en tension le concept de souveraineté. Dans cette Convention, la coopération présente un profil particulier, distinct de sa position classique dans les textes de droit international public, en ce qu’elle se charge juridiquement en imposant de nouvelles contraintes aux États qui doivent en retour aménager l’exercice de leur souveraineté. La coopération en tant qu’obligation pour les États devient alors une condition primaire de la protection du patrimoine culturel subaquatique.

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