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TARDITS Nicolas

par Aleks - publié le

TARDITS Nicolas

Doctorant en Science politique à l’Université Paris Nanterre - Ecole doctorale de Droit et Science politique n°141

  • Être parlementaire en régime autoritaire. Genèse et usages du parlementarisme sous le Second Empire

Doctorant contractuel de l’Université Paris Lumières

Directeurs de thèse : Christophe LE DIGOL et Eric PHELIPPEAU

Résumé

Comment exister, faire entendre sa voix, développer un savoir-faire et savoir-être parlementaire dans une institution législative d’un régime autoritaire ? La manière dont on est élu affecte-t-elle le comportement parlementaire ? Cette thèse vise à étudier la genèse du parlementarisme, les élites politiques et parlementaires, l’autonomisation et la spécialisation de l’activité politique, l’accumulation de capitaux de nouveaux députés jamais élus ou encore la contestation politique d’un système politique. Dès lors, le Corps législatif sous le Second Empire comme terrain d’enquête permet de traiter cette question du parlementarisme en configuration autoritaire. En effet, le Second Empire ne supprime ni l’institution parlementaire ni l’élection de ses députés au suffrage universel. Mais il met en oeuvre une politique de contrôle et de limitation de ses pouvoirs : baisse du nombre de parlementaires, limitation de la durée des séances, contrôle et limitation de la publication des débats, limitation du travail parlementaire au sein des commissions et gestion de l’institution assurée par le chef de l’Etat. Le sens de l’élection, entre représentation des électeurs ou délégation d’un pouvoir impérial, est un enjeu de luttes symboliques entre des agents politiques qui n’en ont ni la même vision ni le même usage. Il en résulte une tension qui n’est pas sans effet sur le travail parlementaire et son évolution tout au long du Second Empire. Cette thèse permet donc de comprendre non seulement sociologiquement une institution parlementaire, le Corps législatif, dans ses formes successives de 1852 à 1870, mais aussi d’analyser sa contribution, pour le moins sous-estimée, à la construction du parlementarisme politique.