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HEBERT Emmanuelle

publié le , mis à jour le

HEBERT Emmanuelle

Docteure en science politique en cotutelle à l’Université Paris Nanterre et l’Université catholique de Louvain

  • Passé(s) recomposé(s). Les commissions d’historiens dans les processus de rapprochement en Pologne (Pologne-Allemagne, Pologne-Russie)

Dir. Marie-Claire Lavabre

Membres du jury

  • Valérie ROSOUX (UCL), Promotrice
  • Marie-Claire LAVABRE (CNRS-Université Paris Nanterre), Directrice
  • Tanguy DE WILDE D’ESTMAËL (UCL), Secrétaire
  • Elena AOUN (UCL), Présidente
  • Bogumil KOSS JEWSIEWICKI (Université Laval)
  • Frédéric RAMEL (Science Po Paris), Rapporteur
  • Thomas SERRIER (Université de Lille), Rapporteur
  • Jean-Charles SZUREK (Université Paris Nanterre)
  • Christophe WASINSKI (Université libre de Bruxelles)

Résumé
L’objectif de cette thèse de doctorat est d’analyser les commissions d’historiens dans les processus de rapprochement en Pologne. Deux cas d’étude sont privilégiés : la commission polono-allemande sur les manuels scolaires et le groupe polono-russe sur les questions difficiles. Ce travail se base sur deux sources principales : une série d’entretiens et des recherches dans les archives. A ce corpus s’ajoutent des sources complémentaires : observations participantes et analyse de discours politiques, de sondages et de la presse.
Les points de vue de part et d’autre divergent, voire s’opposent. Les historiens cherchent alors, selon Ricœur, un récit qui peut favoriser le rapprochement. Ce dialogue sur l’histoire correspond tout à fait à ce qui est demandé aux commissions d’historiens. Dès lors, pourquoi ces commissions ont-elles été créées ? Comment fonctionnent-elles et pourquoi continuent-elles de fonctionner ? Nous formons les hypothèses que, premièrement, ces commissions ont été créées dans un objectif de rapprochement, voire de réconciliation.
Deuxièmement, leur fonctionnement — et sa prolongation — dépend de trois variables : le contexte, les mandats, les acteurs. Notre thèse s’articule en cinq points. Les trois premières parties portent sur chacune des trois variables évoquées : contexte, mandats, acteurs. La quatrième partie porte sur les sphères d’influence de ces commissions et les débats qu’elles engendrent : politique et religion, débats publics, débats scientifiques.
La dernière partie se concentre sur les projets de ces commissions : l’ouvrage commun ou les centres de dialogue du côté polono-russe, le manuel commun d’histoire du côté polono-allemand.