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Accueil > ACTIVITES > Séminaires thématiques > Analyse de données en sciences sociales

Étude de populations à partir de données biographiques et administratives

par SANDRINEC - publié le , mis à jour le

Séance 2
Lors de cette séance, seront présentées différentes méthodes d’analyse de données biographiques, qu’elles soient administratives ou constituées en vue de la recherche.

Lundi 22 mai 2017 de 14h à 17h
Bâtiment Max Weber – rdc


Frédéric LEBARON (École normale supérieure de Paris-Saclay)

À partir de plusieurs expériences collectives de recherche, ayant pour point commun de porter principalement sur les élites de l’Europe, on se propose dans cette présentation d’adopter une posture réflexive à propos des enjeux et des problèmes de plusieurs étapes de ces enquêtes et de leur analyse : la conception du dispositif ; la démarche de recueil d’information ; la gestion de la base de données biographiques ; les exploitations statistiques des données, en mettant en avant le recours aux outils et potentialités de l’analyse géométrique des données (AGD). On adopte donc ici un point de vue « méthodologique » et épistémologique, mais aussi proprement sociologique sur le processus qui conduit à exploiter des bases de données prosopographiques dans le cadre d’études transnationales, qui s’inscrivent dans une déjà riche tradition d’étude de l’internationalisation des élites.

Léonard MOULIN (INED)

À partir d’une expérience naturelle, la hausse brutale de certains frais d’inscription à l’Université Paris 9-Dauphine, nous étudions l’impact des frais sur les parcours des étudiants et leur réussite. Nous appliquons une méthode d’appariement optimal à la base nationale des inscriptions (SISE) pour définir une typologie de ces parcours. Nous évaluons l’impact de la hausse sur les types de parcours sélectionnés par l’université à l’aide d’un modèle logit multinomial non ordonné. Nous montrons que les parcours scolaires sont significativement impactés. La hausse des frais réduit la mobilité géographique et sociale et, ce faisant, accentue les phénomènes de ségrégation sociale. Par ailleurs, contrairement à ce qu’indique une partie de la littérature sur les frais, la hausse ne semble pas inciter à l’effort : nous ne trouvons d’impact sur la réussite au diplôme.

Les interventions seront animées par :
Christophe LE DIGOL (Université Paris-Nanterre / ISP) et
Jana VARGOVČÍKOVÁ (Université Paris-Nanterre / Université Charles, Pragues)